Ce matin, le minibus de la communauté ne vient pas nous chercher. Nous devons prendre le minibus du transport en commun aussi appel
combi.
Sur le chantier, les travaux reprennent. Jacques et Laurie se sont définitiement approprier le leadership de la plomberie et ce n'était pas un luxe. Ils doivent faire l'inventaire des matériaux disponibles et anticiper les besoins en fonction du plans et des travaux réalisés à date. Les discussions sont parfois fermes avec les péruviens responsables du chantier pour les forcer à suivre le plan.
Viateur est parti en grande. Il découpe le béton et les briques à un rythme soutenu. La bâtisse est rempli de poussière de coupe de ciment. Les maçons signifient au maestro que cette poussière les gêne. Nous aussi. Lyne se rend alors à la quincaillerie pour acheter des masques aux membres de notre groupe et aux péruviens qui en veulent. Très peu d'entre eux acceptent. Les travaux avancent lentement, mais plus sûrement.
À l'analyse du plan des installations électriques du dispensaire, nous nous rendons compte qu'il n'y a aucune sortie pour le téléphone et les ordinateurs installées. Ce sera notre priorité pour le lendemain au chantier.
Pour l'après-midi, Alex, notre guide, nous a organisé une visite à un orphilinat nommé
Casa Hogar Los Gorionnes qui se traduit "Maison Hogar, les Moineaux"
. Il ne peut nous accompagner, mais confie à
Nelida, la fille de
Carmen, propriétaire de la
casa où nous habitons, le mandat de nous y conduire. Mathieu sera notre interprète. Une dizaine de membres de notre groupe prennent un
combi pour se rendre dans la partie sud-ouest de la ville, de l'autre côté du
El Mirador (colline située au centre de la ville). Nous devons faire à pied les quelques centaines de mètres en pente descendante dans une rue d'un quartier des plus pauvres avant d'arriver au seuil de la porte de la
Casa Hogar. Après quelques hésitations de deux membres du personnel à nous laisser entrer, c'est Gil, belge d'origine et fondateur de cet orphelinat qui nous accueille avec le sourire aux lèvres.

Il nous fait assoir dans la cour intérieure de la maison sous une immense bâche et commence son récit de la fondation de sa casa et nous décrit les enfants qui y vivent et le personnel qui y travaille. Nous apprenons que son épouse française d'origine est décédée en avril dernier d'un cancer. Il nous présente également son fils Aaron, un bel adolescent d'environ 18 ans, qui vit au Pérou avec ses parents depuis 8 ans. Gil nous confie que même si son fils retourne en Europe deux semaines par année, il a bien hâte de revenir chez lui à Ayacucho dans la Casa Hogar.
Gil nous partagent avec beaucoup de générosité et d'à propos comment lui et son épouse en sont venus à fonder cet orphelinat qui accueille maintenant près de 25 enfants dont un bon nombre sont handicapés physiques ou déficients. Il ne tarit pas d'éloges pour sa quinzaine d'employés permanents dont la majoríté sont péruviens. Il peut également compter sur une dizaine d'employés à temps partiel d'origines diverses: nord-américaines et européennes qui y viennent pour des séjours plus ou moins prolongés.
Ce fut une rencontre chargée d'émotions pour les membres du groupe. Nous étions en présence d'un homme de foi, d'une très grande foi, un témoin vivant du message christique. Gil nous a ensuite permis de visiter les locaux où se trouvaient quelques enfants.

On aperçoit Myriam et Marie-Eve avec Roberto et d'autres enfants.
Avant de partir, nous lui avons remis de l'argent, des objets amenés du Québec pour les enfants et un peu de nourriture.
Pour en voir et en savoir plus sur la Casa Hogar Los Gorionnes, vous pouvez cliquer sur lelien suivant et prendre le temps de faire la petite visite des lieux avec Sergio.